La nature et l'homme
acteur clef pour une gestion durable des déchets.
Naturaliste, sportif, amoureux du patrimoine ou tout simplement de grand air, en se baladant à travers la campagne, on pense à tout autre chose qu’aux déchets…jusqu’au moment où on tombe nez à nez avec un dépôt sauvage, qui nous ramène à la triste réalité.
Cette question est l’affaire de tous.
Les déchets concernent chaque moment et chaque lieu de la vie. Le citoyen « éco-responsable » y est donc attentif, non seulement durant son loisir préféré, mais aussi lorsqu’il est de retour à la maison, au travail, à l’école etc.
Mais alors, comment faire face à nos déchets ?
Et que pourrait être une gestion « durable » dans ce domaine ?
On a tous en tête le tri et le recyclage. Collectes sélectives, dépôt dans les conteneurs, apport aux déchèteries, autant de gestes qui sont devenus habituels…et sur lesquels il ne faut pas relâcher l’effort. Respecter les consignes, se renseigner auprès de sa Mairie si on a un doute : la qualité du geste de tri que nous faisons au départ conditionne l’ensemble de la chaîne !
Mais, désormais, la priorité absolue est la prévention et la réduction du volume de nos déchets : éviter la production de déchets (prévention quantitative) ainsi que la présence de substances polluantes (prévention qualitative) en amont de la poubelle elle-même.
Cela dépend d’abord des industriels et de la grande distribution, qui doivent nous proposer des produits et des emballages durables, réutilisables, démontables, réparables…et sans matières toxiques. On ne le sait pas toujours, mais de plus en plus de Directives Européennes exigent d’ailleurs qu’ils assument leurs produits en fin de vie…et les poussent vers l’éco-conception. (norme ISO 140001)
Mais nous devons tous « tirer » dans le même sens, grâce à nos choix et à nos attitudes de consommateur.
- En accordant notre préférence aux éco-produits (labels ci-dessus), en choisissant des produits moins emballés, en vrac, concentrés, en recharges, en gérant le contenu du frigo, (savez-vous que 15 à 20% des achats alimentaires finissent à la poubelle !), en effectuant un bon entretien, la réparation (lorsqu’elle est possible), le don, l’échange (bourses aux jouets, aux vêtements, aux livres), le prêt, la location ou le partage (avons-nous tous réellement besoin de posséder chacun notre nettoyeur haute pression…utilisé une fois par an ?)… autant de pistes de réflexion…et d’actions concrètes que nous pouvons tous mener !
- En faisant soi-même (mettre son vin en bouteille, faire ses confitures, préparer des petits plats en famille et les mettre au congélateur…), souvent un excellent moyen d’éviter une surabondance d’emballages perdus, tout en prenant un vrai plaisir. Ne manquons pas ces occasions chaque fois qu’on en a le loisir ! A cet égard, il faut aussi évoquer le compostage individuel, qui permet de recycler soi-même déchets végétaux et de cuisine, pour produire son propre terreau (environ 25% des déchets d’un foyer peuvent ainsi être évités).
- N’oublions pas non plus de rendre nos vieux appareils électriques (petits ou gros) ou nos ordinateurs chaque fois que nous en achetons un neuf (la loi oblige désormais le vendeur à les reprendre et cela est compris dans le prix d’achat…en les jetant nous payons donc une seconde fois via nos impôts locaux !)
Les déchets dans la nature :
Un bon randonneur n’abandonne évidemment pas de déchets sur son chemin. On en attend donc autant du promeneur occasionnel.
Dans ces circonstances, le pique-nique est le moment clé de la production de déchets et, par conséquent, l’occasion de recourir à des emballages réutilisables: la gourde, plutôt que des bouteilles ou canettes perdues ; une boite hermétique pour le casse croûte ou les gâteaux, plutôt que d’innombrables sachets, étuis, paquets. Traditionnels, mais au fond très modernes, ces outils et ces pratiques méritent aujourd’hui d’être promus auprès de tous ceux, notamment les jeunes, qui mènent des activités de pleine nature. Car l’exemple et la pédagogie sont aussi essentielles.
Et l’on peut aussi aller plus loin, en certaines occasions :
par les communes ou des associations…on peut aussi le faire «en passant»
- signaler aux Mairies les dépôts sauvages rencontrés (surtout lorsqu’il y a des déchets toxiques, comme dans la photo ci-contre). Elles accueilleront toujours favorablement votre vigilance et votre aide.
- contribuer au nettoiement des espaces fréquentés en ayant toujours un sac sur soi (si des journées sont périodiquement organisées
Liens utiles
N°indigo déchèteries 0 820 62 91 91







